L’empathie : c’est quoi ?

Phénomène primordial de la relation, Étymologiquement, « empathie » est issue du terme Einfuhlung, qui fait référence à la projection d’une personne dans la situation de l’autre, ressentir de l’intérieur, on vibre à l’unisson mais l’on reste soi-même.

C’est le fil qui nous relie au sein d’une même humanité

L’Empathie est la capacité à se mettre à la place de l’autre et à ressentir ses besoins ses émotions et s’oublier momentanément. Cet aller-retour entre soi et l’autre se fait naturellement.

1 Empathie et étapes du développement humain

Entre 9 et 11 mois, les enfants font un pas vers l’autre, il cherche un moyen de communiquer et utilise son doigt pointé. Puis il y a la communication verbale qui permet de solliciter l’avis de l’autre et d’en tenir compte, partager.

A 18 mois, les enfants offrent spontanément leur aide.

A 2 ans : les enfants prennent conscience de leur individualité et de ce fait de celle des autres

Vers 5 ans : l’idée de justice prend toute sa place, ils ont une idée de ce qui est bien et ce qui est mal.

Au fil du temps l’individu ressent plus précisément les émotions, l’empathie évolue.

Comprendre les besoins et les émotions de l’autre permet autant d’aider que de manipuler tout dépend de l’éducation que l’on a reçu et de son sens moral.

 2 dimensions de l’empathie

  1. L’empathie émotionnelle : reconnaissance des émotions de l’autre
  2. L’empathie cognitive : compréhension pourquoi l’autre ressent ces émotions

Ces dimensions sont appréhendées naturellement les premières années de vie dans un contexte de développement normal.

 

Positions perceptuelles : 

  1. Soi : je m’associe, je vois, je ressens
  2. Attitude : je m’associe à l’autre, je ressens, je vois comme si j’étais lui
  3. Méta : je me dissocie de moi à l’autre, je suis spectateur

 

 L’empathie est un phénomène important et naturel dans la relation à l’autre et prend toute sa dimension dans la relation thérapeutique.

 3 L’empathie dans la relation thérapeutique

 L’empathie est la capacité d’entendre un récit, de recevoir les émotions de l’autre et ses ressentis sans jugement.

L’empathie permet d’écouter, d’observer pour construire une pensée objective facilitant une mise en place de soins adaptés à la personne qui en fait la demande.

Le vocabulaire du thérapeute doit être compréhensif et rassurant pour favoriser un climat de confiance dans lequel le soin sera accueilli par le patient de façon positive.

 Chaque personne est unique et la responsabilité du thérapeute ne se limite pas au recueil des donnés verbale et non verbale (simple expression du corps) mais implique un vrai engagement et une vrai responsabilité du soignant.

La relation d’aide ne comporte pas de jugement mais une écoute active.

 Toutefois il est fondamental de ne pas confondre :

  • l’empathie : vous comprenez fondamentalement ce que ressent l’autre
  • la sympathie : vous partagez complètement son vécu émotionnel
  • la compassion : vous souffrez avec l’autre et désirez agir pour atténuer voire faire disparaître sa souffrance ou ses causes.

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